BIEN COMMENCER

Comment trouver un manager ?

Créer, assurer la promotion, trouver des concerts… Assez vite, cela devient difficile pour le jeune artiste de tout mener de front. Le recours à un manager peut s’avérer essentiel.
Son rôle va différer en fonction du stade de développement du projet. Il peut être défricheur lorsque l’artiste est en phase première de développement (premières scènes, premiers disques, premiers contacts professionnels, etc.), puis coordinateur et entrepreneur lorsqu’il gère le projet de l’artiste avec tous les partenaires possibles, voire lorsqu’il pallie l’absence de certains.

Un manager c’est un "superintendant" et pour le trouver, pas de recette miracle !
Au début, c’est souvent une personne de l’entourage de l’artiste qui assure cette fonction et il va apprendre son métier en même temps que l’artiste. Démarcher un manager est très compliqué et l’usage veut plutôt que ce soit le manager qui trouve les artistes avec lesquels il souhaite travailler. La relation manager/artiste se construit souvent sur une rencontre fortuite (lors d’un tremplin, une sortie de répét’, un set dans un bar…). Il faut donc que l’artiste soit le plus actif et visible possible.


Pour aller plus loin :

- FOCUS - Profession manager : la gestion de carrière, un métier d’avenir ?
- CHRONIQUE RADIO - Manager : à quoi ça sert d’en trouver un ?
- Liste de contacts de managers disponible dans L’Officiel de la musique ou sur le Woffi.


Comment et pourquoi protéger mes œuvres ?

Protéger son œuvre permet de prouver que vous en êtes bien l’auteur légitime. Ensuite cela permet d’éviter que quelqu’un d’autre ne l’exploite sans votre autorisation, et donc sans que vous en tiriez les bénéfices.

Première chose à faire, déclarer vos œuvres à la Sacem. Mais pour ce faire, il faut y adhérer. Cette adhésion se fait en remplissant un formulaire d’admission et un certain nombre de conditions (être l’auteur d’au moins cinq œuvres, justifier de 5 exécutions publiques sur 6 mois ou de la commercialisation d’une œuvre, s’affranchir du montant de l’adhésion).

FICHE PRATIQUE - Droits d’auteurs et droits voisins, protection des œuvres

Si vous ne pouvez pas encore remplir toutes ces conditions, vous pouvez demander à la Sacem d’apposer un tampon daté sur les exemplaires des partitions et textes à protéger en attendant d’en devenir membre.

Autre méthode pour palier les risques de litige ultérieur : vous envoyer à vous-même l’œuvre dans une enveloppe cachetée en recommandé avec accusé de réception. Et bien entendu ne pas l’ouvrir, ni la perdre !
Il est aussi possible de déposer vos œuvres au Snac (Syndicat national des auteurs et compositeurs) sans y être adhérent.
Ces trois dernières solutions permettent de protéger vos œuvres sans être adhérent à la Sacem, mais vous ne percevrez donc pas de droits d’auteur de la part de cette société.


Pour aller plus loin :

- FICHE PRATIQUE Droits d’auteur et droits voisins, protection des œuvres
- CHRONIQUE RADIO - Comment protéger ses œuvres ?
- Le site de la Sacem
- Le site du Snac


Musicien, auteur, artiste-interprète, quelles différences ?

En musique, la notion d’auteur renvoie à la fois au parolier qui est l’auteur des textes et au compositeur qui est l’auteur de la musique.

L’artiste-interprète est celui qui « chante, récite, déclame ou joue » [1] l’œuvre créée par un auteur, rien n’empêchant l’auteur de cumuler les fonctions en interprétant lui-même son œuvre.
À noter que le métier d’interprète recouvre deux réalités distinctes : l’interprète "principal" (celui qui incarne l’identité artistique du projet) ou "d’accompagnement" (les musiciens d’accompagnement pouvant être remplacés selon le projet).

Les auteurs et les artistes-interprètes (dont la définition se différencie de celle de l’artiste de complément) bénéficient de droits sur leurs œuvres.

FICHE PRATIQUE - La musique, les droits d’auteur, les droits voisins et la protection des œuvres

D’autres métiers peuvent intervenir dans la création musicale, notamment au moment de l’enregistrement d’une œuvre :
- un arrangeur : il travaille sur la musique d’une œuvre déjà existante et "arrange" l’instrumentation ou la structure de l’œuvre sans en changer la base ;
- un adaptateur : il apporte des variations à une musique mais aussi des traductions ou des transformations de paroles.


Pour aller plus loin :

- FICHE PRATIQUE : Le statut des amateurs : dix questions pour être en règle
- Fiche TPLM – Les métiers de la musique : Écrire, composer, interpréter une œuvre
- FICHE PRATIQUE : Le statut de l’artiste-interprète


Où trouver des musicien(ne)s ?

Pour monter un groupe, mettre en musique ses textes, arranger ses morceaux, vous ferez peut-être appel à des musiciens. Si parmi vos connaissances vous ne trouvez pas la ou les personnes susceptibles de vous suivre, il vous faudra prospecter au-delà de ce premier cercle.

Le moyen le plus simple est de déposer une annonce en ciblant les lieux les plus appropriés : magasins et écoles de musique, disquaires, studios de répétition ou d’enregistrement, cafés-concerts, bars musicaux et salles de musiques actuelles… Bref, partout où se croisent de nombreux musiciens.

Retrouvez la liste de contacts de ces structures dans les guides-annuaires, le Woffi ou les Irmalistes.

Il existe également de nombreux sites et forums en ligne qui proposent ce type de services en permettant de déposer des annonces ou d’être mis en contact avec d’autres musiciens.


Sites et forums en ligne

Sans exhaustivité, voici une liste mélangeant des sites de petites annonces et des plateformes de rencontre entre musiciens :

- La Philharmonie de Paris
- Audiofanzine
- Zikinf
- Oazik
- Bandmix
- Mupiz
- Easyzic
- Lalo
- Compositeur.org


CONSEIL - ORIENTATION

L’IRMA propose des permanences de conseil pour les porteurs de projets musicaux.