Les publics

Le marché français des instruments de musique et accessoires

La Chambre syndicale de la facture instrumentale (CSFI) a réalisé une étude sur la vente d’instruments de musique en 2007 qui estime ce marché à 594 millions d’euros, avec des situations contrastées selon les familles d’instruments.

Cette étude, qui sera dorénavant enrichie et réactualisée chaque année, s’appuie sur les données récoltées auprès des fabricants, importateurs, et luthiers. Elle comptabilise donc les ventes directes des fabricants et les importations et non les ventes au détail auprès des consommateurs.

Le marché français (TTC) pèse ainsi 594 millions d’euros pour 2007 (pour 585 millions en 2006), soit une hausse de 1,52 %. Mais les situations par secteur sont très contrastées.

En 2007, les claviers représentent 38 % du chiffre d’affaires global, les instruments à cordes pincées (guitares, basses) 28 %, les instruments à vents 15 %, les batteries 8 %, les instruments à cordes frottées (violon…) 6 %, les accordéons 3 % et les percussions d’orchestre 2 %.
En volume, le marché représente 562 000 instruments (contre 538 000 en 2006) et les instruments à cordes pincées sont de loin les plus vendus (66 % du nombre d’instruments total, + 5 % en valeur). A noter également l’augmentation (+ 14 %) du nombre de pianos numériques vendus (+ 10 % en valeur) et de batterie électroniques (+ 36 % en volume, + 17 % en valeur).

Lire la synthèse de l’étude de la CSFI :

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Etude 2007 CSFI

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La consommation de la musique par la génération MySpace

Des chercheurs anglais, en collaboration avec la British Music rights, ont réalisé une étude sur le comportement des jeunes face à la musique. Les résultats ont été publiés en juin 2008 dans un rapport intitulé : Music Experience and Behaviour in Young People. Première constatation : "Tout a changé - et tout est encore pareil".

Les chercheurs font plusieurs observations intéressantes :

- les jeunes aiment la musique encore plus que les générations précédentes ;
- l’écoute occupe environ six heures de leur journée ;
- ils recommandent à d’autres leurs artistes préférés, se prêtent leurs disques et se rendent massivement aux concerts ;
- la musique représente 16 % de leur budget ;
- les concerts représentent 60 % de leur budget musique ;
- 90% possèdent un baladeur numérique ;
- le baladeur moyen contient 1 770 pièces, dont près de la moitié acquises illégalement ;
- 63 % téléchargent illégalement leur musique en P2P ;
- 58 % ont copié de la musique à partir de l’ordinateur d’un ami ;
- parmi ceux qui téléchargent, 60 % disent profiter de la gratuité pour essayer les albums avant l’achat ;
- 80% des utilisateurs P2P sont intéressés par un service de partage légal et seraient prêts à payer ;
- chacun possède une centaine de CD en moyenne (dont 14% sont des copies) ; et
- plus de 60% affirment vouloir continuer à acheter des CD, même s’ils ont accès à des services de partage légaux.

Source : Adisq

L’étude (en anglais) est disponible sur le site de la British music rights.

Les pratiques artistiques et culturelles des jeunes : mieux connaître pour mieux accompagner

L’Injep a lancé en février 2007 un cycle de réflexion autour des pratiques artistiques et culturelles des jeunes. Les conférences et tables rondes du premier volet se sont concentrées autour de la question de continuité ou rupture par rapport aux générations précédentes.

1. Continuité et/ou ruptures ? 6 et 7 février 2007 à l’Injep.

"Ce premier volet s’est attaché à des questions générales : quel rôle jouent les pratiques artistiques et culturelles pour les jeunes générations ? Sommes-nous dans une continuité ou dans une rupture par rapport aux générations précédentes ? Les différents modes d’accompagnement de ces pratiques se sont-ils adaptés aux évolutions ?"

Chantal DAHAN,
responsable du pôle culture de l’Injep
Continuité et/ou ruptures

Conférences

– La place du hip-hop dans l’art d’aujourd’hui, Alain Vulbeau

– Expérience d’artiste : Travailler contre la disparition ? Dominique Sigaud

– Le rôle des pratiques culturelles dans la construction de l’identité des jeunes. Multiculturalisme, éthique et pratiques culturelles ? Daniel Ramirez

– En quoi l’adolescence comme passage à l’âge adulte nécessite une restructuration de la personne et transforme les liens extérieurs ? Christine Leprince

– Comment se construisent les pratiques artistiques et culturelles des adolescents ? Jean-François Hersent

– Expérience d’artiste. Le catalogue de La Déroute, Nicolas Simarik

Table ronde 1 : Comment les politiques publiques ont-elles tenu compte des pratiques artistiques et culturelles des jeunes ? Guy Dumélie - Claude Renard - Serge Mauvilain - Francine Labadie

Table ronde 2 : Comment les différents modes d’accompagnement des pratiques artistiques et culturelles des jeunes ont-ils tenu compte des évolutions de ces pratiques ? Huguette Bonomi - Jean-Claude Gal - Nelly Lopez - Yacine Amblard - Moktar Benaouda


2. Nouvelles formes artistiques, nouveaux modèles économiques ?" 4 et 5 février 2008 à l’Injep.

"Nous poursuivons notre questionnement général sur les nouvelles pratiques artistiques et culturelles des jeunes en nous interrogeant sur les cadres que ces jeunes utilisent ou inventent pour réaliser leurs projets."

Chantal DAHAN,
responsable du pôle culture de l’Injep
Nouvelles formes artistiques, nouveaux modèles économiques ?

Conférence 1 : Pratiques culturelles des jeunes et mutation socio-économique en cours, Philippe Henry

Table ronde 1

– Le hip-hop : entre opposition et soumission au secteur marchand - Yann Gilg

– Rôle des associations : l’exemple des lieux de musiques actuelles, Arthur Gautier

Conférence 2 : L’enjeu culturel et économique des nouveaux mouvements sociaux du numérique, Hervé Le Crosnier

Table ronde 2

– Repenser les modèles économiques et associatifs, Hamza Medkouri

– Construire dans l’espace public, Edgar Garcia

Conférence 3 : Sortir de la notion d’émergence une fois pour toutes, Jean-Michel Lucas, alias Doc Kasimir Bisou

Table ronde 3

– Faire de sa vie une œuvre d’art, Fazette Bordage

– Le processus d’émergence artistique : un ferment pour l’économie et la démocratie, Cécil Guitart

Plus d’informations sur le site de l’Injep.

Musiques actuelles et jeune public

Ce rapport de G. Authelain (Juillet 2006) est le résultat d’une mission qui vise à analyser les grands univers musicaux des musiques actuelles en se demandant comment les différents acteurs culturels sont investis dans les possibilités offertes aux enfants pour accéder à la diversité des formes musicales.

Plusieurs objectifs étaient fixés à l’auteur [1] pour ce travail, la DMDTS souhaitant disposer d’un état des lieux comprenant :

- une présentation des spectacles proposés au jeune public,
- la place occupée par ces musiques dans les principaux réseaux de diffusion et de création,
- une description de ces spectacles faisant appel à la participation des enfants,
- le point de vue des artistes sur l’écriture spécifique à destination du jeune public,
- les modalités d’accompagnement pédagogique,
- le point de vue des responsables sur les dimensions artistique, éducative et sociale de la question du jeune public,
- un aperçu des pratiques dans quelques pays européens voisins,
- l’évolution repérable de cette action spécifique, tant du point de vue du renouvellement que des manques à combler.

En fin d’ouvrage, l’auteur émet plusieurs préconisations concernant l’accès du jeune public aux musiques actuelles.

Francofolies de la Rochelle : étude du public

Cette étude, réalisée par le cabinet d’études Les Nouveaux Armateurs à la demande des Francofolies, a été menée du 12 au 17 juillet 2005 sur un échantillon de 1142 personnes.


Suivant la même méthode depuis 19 ans, cette étude permet une analyse pertinente et durable du public du festival.

SOMMAIRE

1 Méthodologie

2 Synthèse

3 Les origines géographiques du public

4 La catégorie professionnelle

5 L’âge des festivaliers

6 Les pratiques festivalières

7 L’impact touristique

8 L’impact économique

9 Les indices de satisfaction

10 Satisfaits ou insatisfaits : pourquoi ?

11 Le mode d’information du public

12 Le public induit par les Francofolies

13 L’impact du partenariat

Digital Music usage and DRM

Ce rapport présente les résultats de l’enquête réalisée en 2005 dans le cadre du projet INDICARE (the INformed DIalogue about Consumer Acceptability of DRM Solutions in Europe).


On y apprend par exemple qu’Internet est un excellent outil de promotion des nouveautés musicales pour les labels et les artistes (page 19), que les utilisateurs sont prêts à payer plus pour de l’interopérabilité et la flexibilité : transferts, copies, réutilisation… (page 25).

On peut retrouver l’actualité du programme INDICARE sur leur site.

Les publics du jazz

Cette analyse est une exploitation de l’enquête "Pratiques culturelles des Français" qui avait été réalisée en 1997 par Olivier DONNAT. Le Ministère de la Culture et de la Comunication a en effet souhaité extraire les données concernant les publics du jazz.


Où l’on apprend que le public du jazz est un public très marqué, majoritairement masculin, est un des plus ouverts à d’autres genres de spectacle …

Pour une étude sur les publics du jazz

Le compte-rendu du colloque Pour une étude sur les publics du jazz qui a eu lieu en novembre 2005 a été rendu publique. Accompagnée d’une synthèse de l’étude sur les publics du jazz faites par le Deps en 1997, il explique la mise en oeuvre prochaine d’une enquête rassemblant professionnels, partenaires publics et partenaires professionnels.

Présentation

Le public est une question que le secteur du jazz n’a jamais encore véritablement abordée de façon globale. Si chaque diffuseur, chaque école de musique mène ses propres actions auprès de son public (voire ses propres enquêtes), il reste difficile de donner un visage à ce(s) public(s) du jazz. On en dresse généralement le portrait par des « impressions » d’où émergent néanmoins le sentiment global d’une nette évolution (et notamment d’un rajeunissement encourageant) qui manifeste toute la potentialité de nos esthétiques à fédérer de nouveaux publics.

Hormis dans le cadre très global des études régulières initiées par le Département des études, de la prospective et des statistiques (DEPS) « Pratiques culturelles des français », il n’a pas été publié à ce jour d’étude récente sur le public du jazz en particulier, selon les lieux qu’il fréquente. Le secteur ne dispose pas non plus d’élément sur les raisons qui conduisent le non-public à ne pas assister aux concerts. Le non-public, induit par une certaine méconnaissance du jazz, mériterait un diagnostic précis afin de renouveler un panel d’actions des plus globales (nationales) aux plus particulières (engendrées par les lieux de diffusion).

Le Centre régional du jazz en Bourgogne, à l’occasion des 19èmes Rencontres internationales de jazz de Nevers, a souhaité organiser une réunion de réflexion autour des besoins et des applications d’une étude sur les publics du jazz en rassemblant professionnels (diffuseurs, musiciens, journalistes, agents…), partenaires publics (Ministère de la culture, Observatoire national des politiques du spectacle vivant, DEPS, collectivités territoriales) et partenaires professionnels (Sacem…).

Les participants de la Techno Parade 2003

La Techno Parade constitue l’une des plus importantes manifestations festives en France. Jusqu’à présent, aucune donnée ne permettait d’avoir une image des caractéristiques des participants. La présente étude a pour objectif de pallier cette absence, permettant ainsi à l’association Technopol d’augmenter sa connaissance de ce public.

Les spectateurs des concerts de musiques amplifiées

Synthèse de l’étude du GEMA (Groupe d’étude sur les musiques amplifiées) publiée dans le "Développement culturel" n°122 par le Département des études et de la prospective (DEP) du ministère de la Culture en juin 1998. Nb : l’étude complète est parue dans la collection "Les travaux du DEP".

CONSEIL - ORIENTATION

L’IRMA propose des permanences de conseil pour les porteurs de projets musicaux.