MÉTIERS ET ENTREPRISES

Version imprimable de cet article Version imprimable  

Rapport sur le développement de l’entrepreneuriat dans le secteur culturel en France

Rapport remis par Steven Hearn, fondateur du groupe Scintillo, à la ministre de la Culture et de la Communication et au ministre de l’Économie, du redressement productif et du numérique sur le développement de l’entrepreneuriat dans le secteur culturel en France.

Lire le rapport.


Pour aller plus loin : Focus Irma
Entrepreneuriat culturel, mutations économiques et nouveaux acteurs

L’artiste-producteur en France en 2008

Présentée à Cannes dans le cadre du Midem 2009, cette étude a été réalisée par Aymeric Pichevin pour l’Adami.

Aymeric Pichevin est journaliste, co-auteur de « Autoproduire son Disque » (Ed. Irma) et fondateur de la société de conseil M.A.N Media.

Premiers chiffres à retenir : 45% des artistes de la musique, membres de l’Adami, ont réalisé au moins un enregistrement en autoproduction dans les trois dernières années… et 57,4% prévoient de s’autoproduire dans les deux années à venir.

Plus globalement, Aymeric Pichevin estime le nombre de phonogrammes autoproduits à environ 6.000 par an (hors démarche amateur).
On pourra ensuite entrer dans la bataille des chiffres, préciser que la moitié d’entre eux ne font pas l’objet d’accords de distribution, les comparer aux 9.885 dépôts de phonogrammes réalisés à la BNF en 2007, indiquer qu’à peine plus d’un tiers sont rentabilisés, estimer que le chiffre de 12.000 ventes moyennes n’est pas significatif,… toujours est-il qu’il s’agit d’une réalité de marché qui peut même s’affirmer comme tendance lorsque celui-ci se rétrécit et que, côté majors, on rend plus de contrats qu’on en signe. D’où, d’ailleurs, une participation active de représentants des producteurs lors de ce débat.
Ajoutez à cela que, toujours selon cette étude, 21,5% de ces artistes producteurs sont membres d’une société civile de producteurs et vous commencerez à prendre la mesure de la transformation en cours. Ce que confirme Aymeric Pichevin en indiquant : «  l’importance croissante de l’autoproduction entraîne de nouvelles formes de collaboration ; un certain nombre d’artistes producteurs signent ainsi des contrats hybrides entre la distribution et la licence ».

Autre indicateur, certains artistes en développement disposant d’un potentiel commercial déjà affirmé commencent à faire le choix délibéré de l’autoproduction. C’est encore assez rare (Soko, Peter Van Poehl, Zoé Avril,…), mais l’étude constate que la première motivation est celle du « contrôle de sa production » (86%), devançant celle de « l’impossibilité de trouver une maison de disques » (74,4%).

Résultat ? Un panorama très contrasté (« les profils des artistes producteurs sont extrêmement variés ») et qui contient certaines inquiétudes. L’une d’entre elles, telle que posée par Aymeric Pichevin : « La disparition du filtre que constitue le producteur et le manque de partenaires professionnels pour un grand nombre d’artistes pose la question d’une autoproduction quantitativement supérieure aux capacités d’absorption du marché »… en n’oubliant pas que le budget moyen de ces investissements « individuels » est quand même de 17.400 €, et tout en indiquant plus loin : « Aujourd’hui, les deux tiers des projets d’autoproduction menés par des professionnels de la musique ne sont pas rentables, mais ils constituent le cœur d’un métier qui cherche ses revenus ailleurs (scène, réalisation sonore, etc.). Demain, l’enregistrement restera au centre des carrières musicales et les artistes seront peut-être plus libres d’en contrôler la commercialisation à travers des partenaires variés ».

Le fichier PDF de l’étude « L’artiste-producteur en France en 2008 »
La vidéo présentée à Cabourg et au Midem

Rapport d’information sur les établissements publics de coopération culturelle (EPCC)

Ce rapport a été rédigé et déposé par Ivan RENAR le 19 octobre 2005, au nom de la commission des Affaires culturelles sur l’application de la loi n° 2002-6 du 4 janvier 2002 relative à la création des Etablissements publics de coopération culturelle (EPCC).


Il se divise ainsi en deux parties :

I - Un constat positif : le succès d’une formule à perfectionner.

Une place incontestablement utile dans la panoplie des instruments juridiques ;

L’utilisation diversifiée et pragmatique de ce nouvel instrument juridique ;

Un bilan globalement positif, en dépit de quelques difficultés.

II - De nécessaires améliorations dans le double objectif de conforter la place des acteurs concernés et de renforcer la souplesse du dispositif.

Assouplir la composition du conseil d’administration ;

Clarifier et conforter le statut du directeur ;

La loi ne peut répondre à toutes les préoccupations.

En annexe, on retrouvera les comptes rendus des tables rondes qui se sont tenues le 8 juin 2005, la liste des personnes auditionnées et celle des établissements publics de coopération culturelle.

CRD
Ouverture au public

- Pour la documentation : du lundi au mardi de 14h à 18h

- Pour le conseil : du lundi au mardi de 14h à 18h


Vous pouvez également nous contacter par mail

----

Pour améliorer votre recherche, l’Irma propose également une collection de fiches pratiques, et les réponses aux questions qui lui sont le plus souvent posées.

Le Centre de ressources de l’Irma propose la consultation gratuite de l’ensemble des ouvrages des éditions Irma et l’accès à de la documentation professionnelle et universitaire.. Situé au 22 rue Soleillet 75020 Paris, il est accessible du lundi au mardi de 14h à 18h.
Pour toutes demandes de documentation, contactez-nous.