Structuration et orientations des politiques nationales

Biennales internationales du spectacle 2008

Démocratisation culturelle, enjeux de la diffusion artistique, évolutions et modèles de politiques culturelles, éducation artistique… Retrouvez les retranscriptions des grands débats qui ont eu lieu lors des Biennales internationales du spectacle 2008 à Nantes.

SOMMAIRE

Démocratisation culturelle : les mythes, les réalités

Les enjeux de la diffusion artistique
- Table 1 - La diffusion peut-elle sauver la production ?
- Table 2 - De nouveaux territoires pour la diffusion : illusion ou réalité
- Table 3 - Régions « Nation - Europe : l’articulation impossible

Débats politiques culturelles : Évolutions ? Nouveaux modèles ?

Éducation artistique, construire une nouvelle politique

Assises nationales des directeurs des affaires culturelles (DAC) des collectivités territoriales

Ce hors série de la revue de l’Observatoire des politiques culturelles reprend les échanges des 1ères Assises nationales des directeurs des affaires culturelles des collectivités territoriales, qui se sont tenues en novembre 2007 à Annecy.


Les premières Assises des directrices et directeurs des affaires culturelles des collectivités territoriales se sont tenues à Annecy, les 8 et 9 novembre 2007. Elles ont été organisées à l’initiative des quatre associations professionnelles existantes en 2006 : l’Association des directeurs des affaires culturelles des grandes villes et agglomérations de France, l’Association nationale Culture et Départements, l’Association des directeurs d’affaires culturelles de Midi-Pyrénées, et le Club des responsables des affaires culturelles d’à ?le-de-France, avec le concours de l’Observatoire des politiques culturelles.

SOMMAIRE

Avant-propos

Ouverture

Tables-rondes

- Directeur des affaires culturelles : une profession au cœur des politiques culturelles ;
- Le DAC au défi de la diversité culturelle et des mutations de la société ?

Ateliers :
- DAC : un rôle charnière ;
- DAC : quels besoins de formations ? Quelle place dans les collectivités territoriales ? Quel statut ? ;
- Le DAC et le champ artistique : opérateur, accompagnateur ou maître d’œuvre ? ;
- Évaluation, observation, réseaux : quels outils de ressource pour le DAC ?

Plus d’informations auprès de l’Observatoire des politiques culturelles (04 76 44 33 26 « contact@observatoire-culture.net)

Médiations culturelles et démocratisation de la culture

Marc Kaiser a choisi, dans la cadre de son master Sciences de l’Information et de la communication à Paris III, de travailler sur les différentes approches des notions de médiation et de démocratisation entre la France et l’Australie.


Il propose ici une "approche comparative des sphères musicales populaires australienne et française". A travers les différentes définitions de médiation et de démocratisation dans le milieu culturel, il aborde le problème de gestion de la diversité culturelle et identitaire de ces deux pays.

SOMMAIRE

I. DE LA MÉDIATION AUX MÉDIATIONS CULTURELLES

I.1. La médiation, une notion ambiguà« 

I.2. La médiation culturelle, un usage politico- institutionnel

I.3. Les médiations culturelles, une approche systémique

II. LES MÉDIATIONS CULTURELLES DANS LA SPHà ?RE MUSICALE POPULAIRE

II.1. Le choix du monde musical

II.2. Le cas de la France

II.3. Le cas de l’Australie

III. LES MÉDIATIONS CULTURELLES EN DÉMOCRATIE

III. 1. La comparaison internationale

III.2. Les médiations culturelles et les politiques publiques de démocratisation de la culture

Les Français et la politique culturelle

A l’approche des élections, et en pleine période d’annonces des candidatures, Arte et Radio France ont demandé à Tns-Sofres de réaliser une enquête pour faire le point sur les Français et la politique culturelle.


Cette enquête a été réalisée les 8 et 9 novembre 2006. On y apprend par exemple que la priorité des Français reste l’accès de tous à la culture (46 %), la démocratisation culturelle, que la majorité ne voit pas de différences entre la gauche et la droite en ce qui concerne la politique culturelle (54 %).

Sommaire de l’étude

L’importance des propositions des candidats dans certains domaines

Les différences gauche-droite en matière de culture

Le mode de financement de la culture

Les objectifs attribués à la politique culturelle

L’objectif à poursuivre par les pouvoirs publics

Les formes d’expressions culturelles à soutenir

L’efficacité de la politique culturelle dans plusieurs domaines

Les menaces pesant sur la culture en France

L’étude est disponible sur le site de Tns-Sofres.

Médiation culturelle et Politique de la ville

Ce lexique est un montage de textes d’origines diverses (lectures, expériences, échanges avec des groupes de travail…) qui rappelle qu’il est illusoire de vouloir penser tout seul. Pour penser, la pensée a besoin d’outils, de méthodes, de temps… et ce recueil de texte cherche à mieux articuler individuel et collectif, théorie et pratique, exigence de sens et action transformatrice.

"A travers les rapprochements qu’il opère, il tend à susciter d’autres débats et à prendre à rebours la langue de bois de la politique politicienne, l’argumentation publicitaire et les bons sentiments d’un populisme facile.

La métaphore du passeur, si fréquemment associée à la médiation, lui convient assez bien puisqu’il cherche à mieux articuler individuel et collectif, théorie et pratique, exigence de sens et action transformatrice."

Voici les thèmes définis dans ce lexique :

Acculturation - Acteurs institutionnels - Action culturelle - Amateur - Aménagement culturel du territoire - Animateur - Animation socioculturelle - Art - Artiste - Association
Besoin culturel - Bon sens - Bons sentiments
Capital culturel - Champ de production culturelle - Citoyenneté - Consommateur/Acteur - Contexte institutionnel - Contrat de ville - Création/invention - Croyance - Culture(s) - Culture scientifique et technique - Culture urbaine
Démocratie - Démocratie culturelle - Démocratisation culturelle - Dépense - Développement culturel
Education informelle - Education nationale - Education populaire - Emigré/Immigré - Equipements culturels - Equipements sociaux et socioculturels - Espace public/Espace urbain - Evaluation Fête - Financeurs
Goût
Habitants/Populations - Histoire
Identité(s) - Intégration - Interculturel - Intergénérationnel
Lecture - Légitimation culturelle - Légitimité culturelle - Lien social - Loisirs
Médiateur culturel - Médiation culturelle - Méthodologie du projet - Multiculturalisme
Nouveaux lieux - Espaces intermédiaires
OEuvre d’art et de culture - Outils et dispositifs de médiation
Pensée - Politique de la ville - Pratiques culturelles - Publics
Relativisme culturel
Socialisation
Technologies de l’information et de la communication
Valeur - Ville - Violence

Vademecum du projet culturel de territoire

Réalisé par l’Association pour le Développement Culturel Européen et International, ce document est à destination des décideurs et des porteurs de projet qui souhaitent réaliser une activité qui s’inscrit dans une démarche territoriale.

Réalisé par l’(ADCEI), avec le soutien de LEADER+ [1] et de la Société du Canal de Provence, ce vademecum est un outil apportant des éléments de réponse.

Le document s’articule en trois parties :
- éléments fondamentaux définissant un projet culturel de territoire.
- points essentiels de la méthode pour élaborer ce projet.
- rappel des principaux axes de cet environnement tant institutionnel, juridique que professionnel.

Ce document est une aide en vue de "de décrypter, pour des élus, des décideurs et des professionnels, ne disposant que d’un temps limité, des données complexes et de les leur présenter avec pour objectif un usage pratique."
Télécharger le Vademecum

L’action culturelle diffuse, instrument de développement des territoires

Les députés Henriette Martinez (UMP) et Jean Launay (PS) ont déposé ce rapport en juin 2006 à l’Assemblée nationale. Ils reviennent en détail sur l’impact de la qualité de la vie culturelle d’un territoire.

Les auteurs ont pris le parti d’auditionner diverses personnalités (Xavier Greffe, Jean-Pierre Saez, Jacques Rigaud, Christian Mantei et des représentants des ministères), et d’effectuer quatre déplacements sur le terrain (Meuse, Lot, Bas-Rhin et Hautes-Alpes).

Dans une première partie, ils établissent très clairement que la qualité de la vie culturelle d’un territoire agit comme facteur de lien social, crée de nouveaux référents (une sociabilité artistique, un nouveau regard sur son cadre de vie), et qu’elle est facteur d’attractivité ; voire de développement en terme d’économie et d’emploi, même s’il y a des règles qui conditionnent le succès et " même si ces effets sont difficiles à mesurer, et les interactions parfois complexes ", précise Jean-Pierre Saez. Il est noté dans les conclusions du Rapport que l’absence de mesure de l’effort culturel des territoires (en particulier pour les communes de moins de 10 000 habitants) est incompréhensible.

Laissant de côté des domaines où tout semble bien huilé telle que la lecture publique, la Délégation met l’accent sur les secteurs où se sont exprimées des difficultés : le spectacle vivant et en particulier la promotion de la pratique théâtrale amateur (équipement de salles, formation), l’appui aux salles de spectacle, l’engagement et l’interaction des collectivités (ou de leurs agences culturelles) dans des politiques de programmation (conventionnement, résidences, réseaux de diffusion…), l’enseignement de la danse et de la musique.

La deuxième partie traite plus particulièrement du tourisme culturelle et en particulier patrimonial.

Par ailleurs, la question de la définition d’une politique de festivals se pose aux collectivités qui sont de plus en plus sollicitées face à leur multiplication. Le Vice-président du CG du Bas-Rhin chargé de la culture considère ainsi qu’à travers la politique de subventionnement, on devrait pouvoir lire une politique culturelle. Il s’avère qu’au-delà de la promotion de l’image du territoire, les festivals n’ont pas par eux-mêmes d’effet durable sur le développement local. Ils commencent à avoir des effets indirects réels en terme économique quand autour d’eux se créent des structures de formation, d’archivage ou d’animation, ou l’organisation pérennes de marchés et conférences pour professionnels.

Prospective - Info - Art, culture et territoires.

Ce document contient les actes du séminaire Prospective - Info - Art, culture et territoires, organisé le 23 mai 2002 par l’équipe Prospective de la Datar.


Avec les interventions suivantes :

- Territorialisation des politiques culturelles (M. Clément),

- projet culturel de territoire et appropriation d’une friche (C. Lamarre),

- partenariats pays /agglomérations en Poitou charentes (D. Barroy),

- questions d’actualités (F. Philizot),

- Lussas village réel /virtuel (J.-M. Barbe),

- théâtre itinérant et territoires (S. Margolliet et H. Hollenstein),

- espaces du virtuel approche photographique (J.-G. Ubiergo).

La critique des politiques culturelles à l’aune de la "Diversité Culturelle"

Cette contribution pour une nouvelle politique culturelle a été proposée par Doc Kasimir Bisou en janvier 2006.


Il annonce en première partie la fin de la politique culturelle, en s’appuyant sur les différentes incohérences qui sont le fait des collectivités et du ministère, et qui font que le citoyen en est réduit au rôle de "consommateur".

L’auteur analyse ensuite le référentiel de la Diversité Culturelle, et plus particulièrement ses enjeux (innovation, démocratie, coopération …). Ce qui l’amène à définir des règles de bonnes pratiques et des "chantiers" de co-construction.

Doc Kasimir Bisou préconise donc ici la ""diversité culturelle" comme projet politique de la démocratie."

"Diversité culturelle et politiques publiques, la fausse conversion française !" ou "les 3 DC des politiques culturelles"

Ce document reprend les grandes lignes de l’intervention de Jean-Michel Lucas lors du colloque "Politiques publiques et économie sociale et solidaire", qui a eu lieu à Nantes les 1, 2 et 3 juin 2005.


Jean-Michel Lucas intervenait dans le cadre de l’atelier "Economie de la culture, quelles politiques pour quelle éthique ? Diversité culturelle et droit à la culture de tous."

Les 3 "DC"

A - Premier DC : la Démocratisation Culturelle

B - Deuxième DC : le Développement Culturel

C - Un troisième DC : la démocratie Culturelle

Rapport d’information sur la politique des pouvoirs publics dans le domaine de l’éducation et de la formation artistiques

Ce rapport de Mme la députée Muriel Marland-Militello a été déposé à l’Assemblée Nationale par la Commission des affaires culturelles, familiales et sociales le 29 juin 2005. Ce texte revient sur les différents projets d’éducation artistique mis en place, mais note que la formation artistique est loin de bénéficier à tous. La commission s’est fixée pour objectif de remédier à cela par la mise en place d’une mission d’information.

"Depuis le XVIIIe siècle jusqu’à nos jours, le discours des pouvoirs publics dans le domaine de l’éducation artistique est étonnamment constant. Récemment encore, en janvier 2005, le plan de relance de MM. François Fillon et Renaud Donnedieu de Vabres qualifie l’éducation artistique de « composante essentielle de la formation des enfants d’âge scolaire et des jeunes ».

Pourtant, force est de constater que les moyens humains et financiers alloués à la formation des maîtres et à l’éducation artistique des élèves n’ont jamais permis de traduire dans la réalité ces bonnes intentions. En dépit de la grande richesse des initiatives et des projets d’éducation artistique et de la qualité des enseignants comme des intervenants oeuvrant dans ce domaine, l’éducation artistique est loin de bénéficier à tous. Pourquoi et comment y remédier ? La commission des affaires culturelles, familiales et sociales s’est fixée pour objectif de répondre à ces questions et a décidé le 21 décembre 2004 de créer, à cette fin, une mission d’information pour mener une réflexion sur la politique des pouvoirs publics dans le domaine de l’éducation et de la formation artistiques."

Introduction du rapport d’information.

SOMMAIRE

I.- LA PLACE INCERTAINE DES ARTS AU SEIN DE L’ÉCOLE

- A. UN INTÉRà ?T RECONNU PAR DE NOMBREUX PÉDAGOGUES ET DES EXPÉRIENCES VARIÉES ET ANCIENNES

  • 1. L’éducation artistique a un intérêt intrinsèque : construction de la personnalité et diffusion de valeurs essentielles
  • 2. L’éducation artistique a un effet pédagogique très positif confirmé par des expériences anciennes et variées

- B. LA RECONNAISSANCE OFFICIELLE D’UNE NÉCESSAIRE DÉMOCRATISATION DE L’ÉDUCATION ARTISTIQUE CONTREDITE PAR UNE PRATIQUE FLUCTUANTE

  • 1. Les projets et les discours officiels sont nombreux
    • a) Le grand intérêt de la loi du 6 janvier 1988 relative aux enseignements artistiques
    • b) Le plan de développement des arts et de la culture à l’école de Mme Catherine Tasca et M. Jack Lang
    • c) Le plan de relance de l’éducation artistique et culturelle de MM. François Fillon et Renaud Donnedieu de Vabres
  • 2. Mais les pouvoirs publics remettent régulièrement en cause les projets d’éducation artistique précédemment lancés
    • a) Une application lacunaire de la loi du 6 janvier 1988
    • b) Une remise en cause périodique de l’éducation artistique

- C. D’Oà ? UNE INÉGALITÉ PERSISTANTE SUR LE TERRITOIRE

II.- LA FORMATION ARTISTIQUE : UN PRÉALABLE INDISPENSABLE À UNE ÉDUCATION ARTISTIQUE DE QUALITÉ

- A. LA FORMATION ARTISTIQUE DES ENSEIGNANTS DU PREMIER ET DU SECOND DEGRÉS EST AUJOURD’HUI DÉFAILLANTE

  • 1. Une formation initiale qui néglige la formation artistique
    • a) La formation des enseignants de musique et d’arts plastiques
    • b) La formation initiale des autres enseignants
  • 2. Une formation artistique continue qui est encore insuffisante
    • a) Les difficultés de la formation artistique continue des professeurs
    • b) Des expériences intéressantes à généraliser

- B. LA QUESTION DE LA FORMATION DES CADRES DE L’ÉDUCATION NATIONALE EST POSÉE

III.- LE DÉVELOPPEMENT D’UNE ÉDUCATION ARTISTIQUE DE MEILLEURE QUALITÉ

- A. STRUCTURER L’ÉDUCATION ARTISTIQUE AUTOUR DES ENSEIGNEMENTS ARTISTIQUES

  • 1. Quelles disciplines étudier dans le cadre des enseignements artistiques obligatoires ?
  • 2. Selon quelle pédagogie ?
  • 3. Sur quelle durée et selon quelles modalités et périodicité ?
    • a) Sur quelle durée ?
    • b) Selon quelles modalités et périodicité ?

- B. S’INSPIRER DES PROJETS REMARQUABLES QUI FLEURISSENT DANS LES RÉGIONS FRANà ?AISES

    • a) L’exemple breton
    • b) L’exemple alsacien
    • c) La région Provence-Alpes-Côte d’Azur
    • d) La ville de Paris

- C. MIEUX COORDONNER LES DISPOSITIFS D’ÉDUCATION ARTISTIQUE

  • 1. Favoriser le décloisonnement institutionnel
  • 2. Mieux coordonner éducation et enseignements artistiques
  • 3. Harmoniser les dispositifs et moyens nationaux et locaux en faveur de l’éducation artistique
    • a) Améliorer la coordination et le dialogue de proximité
    • b) Privilégier la contractualisation et la mutualisation des moyens sur des périmètres cohérents
    • c) Poser la question des locaux adaptés

- D. MIEUX ASSOCIER LES ARTISTES ET LES INSTITUTIONS CULTURELLES DE PROXIMITÉ

  • 1. Bien distinguer le travail pédagogique de l’enseignant de la présence de l’artiste ou de l’intervenant extérieur
  • 2. Développer et pérenniser les collaborations
    • a) La question de la durée de l’intervention artistique
    • b) L’intérêt de la mise à disposition d’enseignants dans les structures culturelles
    • c) Le nécessaire développement des structures éducatives des institutions culturelles
    • d) L’importance d’objectifs clairs d’action éducative dans les institutions culturelles
    • e) Le développement de l’aide au montage de projets
  • 3. Favoriser le développement des pratiques amateurs dans et hors de l’école

- E. QUELS MOYENS FINANCIERS NATIONAUX POUR L’ÉDUCATION ARTISTIQUE ?

  • 1. Le budget actuellement consacré par le ministère de l’éducation nationale
    • a) Les crédits affectés aux enseignements artistiques (Source : ministère de l’éducation nationale)
    • b) Les crédits affectés à l’éducation artistique
  • 2. Le budget actuellement consacré par le ministère de la culture
  • 3. La mise en œuvre de la loi organique relative aux lois de finances : une chance pour l’éducation artistique ?

Le rapport d’information est disponible sur le site de l’Assemblée Nationale.

Côté jazz et Côté scènes

Retrouvez le compte-rendu des deux journées de débats « côté scènes » et « côté jazz » organisées par la Fédération des Scènes de Jazz et de musiques improvisées à l’occasion de son Assemblée générale de Reims les 8 et 9 septembre 2005. Des enjeux qui questionnent l’ensemble des musiques actuelles.

Des rencontres organisées par la FSJ (Fédération des Scènes de Jazz et de musiques improvisées) et auxquels étaient conviés quelques acteurs et représentants de réseaux amis de la FSJ. La présentation qui suit s’articule en quatre parties comprenant un bilan des vingt dernières années du jazz, une présentation des réseaux de jazz, une analyse de l’évolution des rapports entre les acteurs et les collectivités, suivie de la présentation des atouts et des contraintes du jazz en 2005 ; la dernière partie traitera enfin des perspectives pour la structuration du jazz en France.

Les 2 journées de débat s’organisaient à travers 2 thématiques :

Débat « Côté jazz », jeudi 8 septembre 2005 La structuration du jazz en France : vers le renforcement des acquis et une plus grande transversalité des actions.

Débat « Côté scènes », vendredi 9 septembre 2005 Quelles perspectives pour la structuration des scènes de musiques actuelles.


Pour mémoire, la Charte d’Objectifs de la Fédération des Scènes de Jazz et de musiques improvisées :

- La structuration de son réseau par la coordination des lieux de diffusion permanente du jazz et toute activité contribuant à la défense des droits et intérêts, matériels et moraux, de ses membres,
- La structuration d’un secteur professionnel par l’affirmation de la fédération comme un organe de réflexion oeuvrant à la reconnaissance de ce milieu professionnel,
- Un engagement artistique : chacune des scènes s’attache au développement, à la promotion et à la diffusion du jazz et des musiques improvisées, en valorisant la création française et européenne d’aujourd’hui.


Professionnalisation du secteur des musiques actuelles et évolution des politiques publiques

Existe-t’il des rapports entre la structuration d’un champ artistique, culturel et social et sa prise en compte dans les politiques culturelles françaises. A travers le prisme des musiques actuelles, Thomas Hallé s’intéresse dans ce mémoire aux articulations entre une émergence artistique et la mutation des cadres d’action publique. Glaz’art et l’AMI en études de cas.

Professionnalisation du secteur des musiques actuelles et évolution des politiques publiques

de HALLÉ Thomas dans le cadre du Master 2 Développement Culturel et Direction de Projet de l’Université Lyon 2
Directeur de mémoire : Philippe Chaudoir

A partir d’une description du projet de deux opérateurs de musiques actuelles, l’un privé, autofinancé à 90% (Glaz’art), et l’autre Centre National de Développement des Musiques Actuelles (l’AMI),nous effectuerons une mise en relation entre ces deux projets et une réalité partagée par de nombreux opérateurs du secteur.
Ces enjeux (artistiques, économiques, professionnels) seront ensuite interrogés au regard de l’évolution des politiques culturelles en faveur des musiques actuelles, et des liens étroits qu’entretient ce secteur avec l’industrie culturelle.

En filigrane, cette réflexion porte sur l’interpellation du rôle régulateur de l’Etat, garant d’un soutien, à l’émergence artistique et culturelle, à la création, au sein d’une relation triangulaire qu’il entretient avec une mutlitude de petits opérateurs et quelques majors de l’industrie du disque.

Cliquer ici pour télécharger ce mémoire sur le site du « Master 2 Développement Culturel et Direction de Projet » de l’Université Lyon 2

L’attractivité culturelle de la France

Le groupe de projet SIRENE du Commissariat général au plan à produit en 2004 deux notes de synthèse afin "d’établir une prospective de l’Etat stratège pour renforcer l’attractivité culturelle de la France" et déterminer si la France peut conserver son avantage international dans le domaine culturel.

Ces deux textes reposent sur une analyse prospective de la demande et de l’offre culturelles françaises. De plus, ils prennent en compte les facteurs susceptibles de les modifier (vieillissement de la population, obsolescence de certaines formes d’équipements culturels, apparition d’offres nouvelles en France et à l’étranger, réflexion sur le cycle de vie des produits, etc.)

A travers ces notes de synthèse, l’objectif de "Sirène" est de fournir aux pouvoirs publics des éléments de réflexion permettant d’instaurer un nouveau mode d’emploi des relations entre l’Etat, les collectivités locales et les partenaires privés. Alors que s’ouvre une nouvelle étape de la décentralisation qui donne au régions et aux départements une maîtrise plus grande de leur avenir culturel, l’Etat a besoin de nouveaux outils, et pas seulement financiers, pour conduire sa politique : meilleure connaissance des offreurs et de leurs produits culturels pour mieux les appuyer, meilleure connaissance des attentes de la demande pour mieux la satisfaire.

Rencontres de Poitiers des 16 et 17 janvier 1997

Cette rencontre, organisée par le réseau Fédurok en partenariat avec la FNCC, le Gémap et la ville de Poitiers les 16 et 17 janvier, avait pour but de combler les incompréhensions entre les acteurs des musiques amplifiées et les représentants des collectivités publiques.

Les débats se centrèrent sur les questions des relations entretenues entre ces deux mondes (partie 1) et sur les formes de partenariat pouvant exister (partie 3). Au préalable, une définition des missions de chacun était nécessaire (partie 2). Il est possible de trouver en fin de document la synthèse de la rencontre, la liste des participants ainsi qu’une bibliographie sur la question (partie 4).

Commentaires inavouables

Intervention de Jean-Michel Lucas lors des rencontres du Grand Zebrock des 6 et 7 novembre 1998. "A observer les silences, on en vient à penser que la rencontre partenariale est décidément un exercice compliqué qui frôle l’improbable. Il est tellement plus simple, pour tout le monde, de considérer que les musiques amplifiées sont les musiques aimées de "nos" jeunes des villes et des campagnes, et, qu’à ce titre, les pouvoirs publics sont appelés à faire un petit effort de compréhension. Finalement, derrière le mouvement des subventions, les temps n’ont peut-être pas vraiment changé."

Du bon usage des dispositifs d’aides publiques

Intervention de Jean-Michel Lucas lors des rencontres du Grand Zebrock des 6 et 7 novembre 1998. Ce texte pourrait constituer le "guide du porteur de projet auprès des potentiels partenaires publics". Inscrite dans le cadre des principes de la rencontre partenariale cette série de conseils fait l’inventaire des points fondamentaux devant découler vers un partenariat entre représentants des pouvoirs publics et acteurs des musiques amplifiées.

- L’importance du projet artistique et culturel
- "tracer des perspectives plutôt que de présenter immédiatement des projets déjà bouclés"
- Connaitre son interlocuteur public ainsi que ses priorités
- Convaincre de l’intérêt de prendre en compte les musiques amplifiées "compte tenu de leur impact sur les populations concernées"

De la rencontre partenariale

Intervention de Jean-Michel Lucas lors des rencontres du Grand Zebrock des 6 et 7 novembre 1998. Plusieurs cas de figures existent lorsqu’il s’agit de définir les rapports entre acteurs des musiques amplifiées et représentants des collectivités publiques. Le cadre de la rencontre partenariale est, par définition, un cadre ou chacune des parties jouera son rôle sans empiéter sur les attributions de l’autre.

Les pouvoirs publics, chargés de mener des missions de service public et des acteurs, identifiés juridiquement et porteurs d’un projet culturel et artistique qui, par leurs activités, contribuent à la mise en place de ces politiques. Le partenariat qui découle de ces rencontres, formalisé par une convention, laisse d’un coté des collectivités responsables de satisfaire l’intérêt général et de l’autre des acteurs sur lesquels elles s’appuient sans influer sur leur liberté artistique et qui deviennent de fait opérateurs des politiques publiques. C’est sur ces bases que devraient fonctionner, dans l’idéal, les rapports entre ces deux mondes, chacun respectant ses prérogatives et celles de l’autre. Mais les pratiques restent éloignées de ce shéma qui, théoriquement devrait prévaloir.

Public, privé ou la confusion des genres et des intérêts

Intervention de Philippe Berthelot, directeur de la Fédurok lors des rencontres du Grand Zebrock des 6 et 7 novembre 1998. Dans notre société évoluant sur "des principes économiques et politiques libéraux" comment se situe la place des musiques amplifiées ?

Les pratiques importantes liées à ces musiques devraient justifier d’une place de choix dans le cadre des politiques culturelles. Elles sont l’émanation d’une population en droit de recevoir une réponse en lien avec le principe de la démocratie culturelle. Il s’avère au contraire que les musiques actuelles ne sont considérées dans le cadre des politiques publiques que par le biais de son rapport avec les aspects économiques.

" Les pratiques amateurs ainsi que les publics ou les populations, pourtant plus proches de ce qui, a priori, devrait fonder une politique publique, en particulier d’Etat, n’ont été traitées qu’afin de mieux préserver et renforcer les outils légitimés et de poursuivre la reconnaissance d’esthétiques spécifiques en fonction de leur dimension patrimoniale et leur positionnement économique".

J’ai dû rêver trop fort

Intervention de Jacques Bonniel lors des rencontres du Grand Zebrock - 6 et 7 novembre 1998

"J’ai dû rêver trop fort… à un monde où démocratisation culturelle (favoriser l’accès du plus grand nombre aux plus hautes oeuvres de l’esprit) et démocratie culturelle (reconnaître la légitimité de la diversité et la pluralité des expressions artistiques et culturelles) loin de s’opposer terme à terme pourraient conjuguer leurs moyens et leurs finalités.

Jacques Bonniel est sociologue, responsable du DESS "développement culturel, administration culturelle" à l’université Lyon II

J’ai dû rêver trop fort… à la possibilité d’une émancipation - des groupes, catégories, classes, ethnies dominés - par la mobilisation (c’est-à -dire la mise en mouvement) des forces et des énergies bridées par la domination, effet de ces illégitimités.

J’ai dû rêver trop fort… à l’utopie d’un monde réconcilié avec lui-même et avec ses enfants"

Les Actes des rencontres d’Evreux

Au sommaire de ces rencontres de juin 1998 :
- Enjeux et responsabilités du secteur associatif
- Les enjeux d’une politique culturelle
- De nouveaux métiers ?
- L’artiste dans la cité

La rénovation des instruments juridiques des services publics culturels locaux.

Ce rapport de mission commandé par l’Inspection générale de l’administration des affaires culturelles du ministère de la Culture et de la Communication avait pour but de déterminer les pistes pour une rénovation des services publics culturels. S’intéressant au champ culturel dans son ensemble, ce rapport s’interesse à la modification des structures juridiques habituellement utilisées dans les politiques culturelles des collectivités locales (menant notamment à la reflexion qui aboutit à la création des EPCC) ainsi qu’à une meilleure utilisation des systemes de fonctionnement existants

CONSEIL - ORIENTATION

L’IRMA propose des permanences de conseil pour les porteurs de projets musicaux.