Comment financer la production d’album(s) ?

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Publié le mardi 24 février 2015

Pour un artiste débutant, trouver des financements pour enregistrer sa musique (produire son album) se résume souvent à piocher dans son porte-monnaie et à demander un coup de main à la famille ou aux amis très proches.

Ce qui ressemble beaucoup au crowdfunding ! Mais attention, cette première solution va dépendre de la capacité à mobiliser ses réseaux sur une plateforme de financement participatif.

FOCUS - La musique fait son crowdfunding
FICHE PRATIQUE - Le crowdfunding (à venir)

Dans une deuxième étape, lorsque vous aurez plus de visibilité, un support enregistré, une personne pour s’occuper de vos concerts, etc., il sera alors peut-être possible de faire appel aux aides des organismes publics ou professionnels.

Les aides publiques

Des aides peuvent être obtenues auprès des collectivités territoriales (commune, département, communauté de communes/d’agglomération, Région). Pour plus d’informations, les services culture et/ou jeunesse et les associations départementales ou régionales peuvent vous renseigner, chaque collectivité ayant ses dispositifs spécifiques.

L’État n’intervient qu’au plan national (par l’intermédiaire de la Direction générale des médias et des industries culturelles/DGMIC) par des dispositifs ponctuels réservés aux labels et maisons de disques. Il est possible néanmoins de se renseigner auprès de la Drac (Direction régionale des affaires culturelles) de votre territoire.

Les aides des organismes professionnels

La Sacem, l’Adami, le FCM (Fonds pour la création musicale), la SCPP (Société civile pour l’exercice des droits des producteurs phonographiques), la SPPF (Société civile des producteurs de phonogrammes en France), la Spedidam sont des organismes de perception de droits et conformément à la loi de 1985 sur les droits d’auteur et les droits voisins du droit d’auteur, ils sont tenus de « consacrer 25 % des sommes issues de la rémunération pour copie privée et la totalité des sommes non réparties à l’aide à la création, la diffusion et la formation professionnelle des artistes ». Voilà qui n’est pas très éclairant ! Mais sachez que chacun de ces organismes est susceptible de vous aider le jour où vous aurez un projet professionnel solide.

Par ailleurs, La Sacem, le FCM et l’Adami ont fait évoluer leurs dispositifs et proposent sous certaines conditions une aide à l’autoproduction. L’aide de l’Adami aux artistes autoproduits est consacrée à la promotion de l’enregistrement, et seule celle de la Sacem n’est pas conditionnée à la signature d’un contrat de distribution.

Les programmes d’autoproduction de la Sacem, du FCM et de l’Adami

Toutes les aides dites institutionnelles sont soumises à des critères très stricts qui impliquent que l’artiste soit inscrit dans une démarche professionnelle comprenant entre autres le respect des règles légales, sociales, fiscales.
À noter qu’il s’agit la plupart du temps d’aides au projet (et non au fonctionnement de la structure) qui ne doivent représenter qu’une partie du budget total de la production.


Pour aller plus loin :

- Annuaire des aides - Mon projet musique
- FICHE PRATIQUE - Les aides au disque


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