Les 10 propositions de la Félin

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Publié le mercredi 19 avril 2017

Politique

Pour la défense de la diversité culturelle et musicale, la Fédération nationale des labels indépendants (Félin) soumet plusieurs "mesures concrètes" au futur Président de la République et à ses équipes.

Le streaming ne constituant pas encore "un relais de croissance" pour les labels indépendants (le disque physique représente encore 60% des ventes des membres de la fédération), la Félin souhaite que se poursuive la politique d’accompagnement des labels indépendants "à la transition numérique, à la modernisation des outils et à l’amélioration des process de diffusion".

Si un ensemble de mesures consiste à défendre l’intérêt des labels indépendants et de la diversité des productions qu’ils portent, les propositions de la Félin vont également plus loin. Certaines préconisations portent ainsi plus largement sur la défense de l’écosystème "qui gravite autour de la production indépendante et lui permet de continuer à vivre".


LES 10 PROPOSITIONS DE LA FÉLIN


  • Pour équilibrer le rôle des musiques émergentes face aux musiques dites mainstream : continuer à garantir l’indépendance et le foisonnement artistique via le soutien d’aides publiques.
  • Pour mieux rémunérer les artistes pendant les sessions d’enregistrement : pérenniser le Fonds national pour l’emploi pérenne dans les spectacle vivant, le FONPEPS, dédié également aux petits labels employeurs.
  • Pour réunir tous les acteurs de la musique enregistrée & spectacle vivant et permettre de répondre collectivement à des enjeux communs : mettre en place une "maison de la musique" à partir du CNV.
  • Pour diffuser les musiques de découverte et de niche, souvent peu ou pas exposées sur les radios et télévisions nationales : soutenir les radios locales en renforçant le fonds de soutien à l’expression radiophonique, le FSER.
  • Pour que le streaming soit un véritable relais de croissance des nouveaux talents et de la diversité :

    - 1. Promouvoir l’éditorialisation sur les sites de streaming en faveur de la musique indépendante ; en d’autres termes, introduire des quotas de musique "de découverte et de niche" comme cela existe pour le chant en français sur les radios.

    - 2. Mettre en place une rémunération du stream plus avantageuse de la nouveauté par rapport au back-catalogue (6 mois après la sortie).
  • Pour favoriser la montée en compétence des structures de production de moins de 11 salariés, souvent peu formées sur la gestion : créer de dispositifs nationaux ou régionaux d’accompagnement et de formation, sur le modèle du secteur du spectacle vivant.
  • Pour financer les petites productions de vidéoclips musicaux : flécher une partie de la taxe Youtube, reversée au CNC, vers les professions de la musique qui produisent le premier type de contenus consommés sur Internet.
  • Pour valoriser le travail des disquaires indépendants, passeurs de culture, prescripteur musicaux et animateurs de territoire : créer un statut du commerce culturel de proximité.
  • Et pour rêver un peu : passer la TVA à 5,5% sur les disques pour assurer une politique culturelle forte en faveur de la musique, comme pour le livre.