Musique à l’image (et en replay !)

Publié le mardi 7 novembre 2017

Musique enregistrée

Le 20 octobre dernier à MaMA se tenait une table ronde sur les exploitations de la musique lorsqu’elle est associée à un film, un documentaire, une pub, un jeu vidéo, etc. Retour sur ce débat en replay audio et à travers quelques citations des intervenants présents.

Cette table ronde a été l’occasion de décrypter les rapports complexes qui existent entre les différents intervenants que sont le compositeur, le producteur, le réalisateur, l’éditeur, le superviseur musical, etc.

En présence de l’éditeur musical Matthieu Chabaud (Schubert Music Publishing), du superviseur musical Pascal Mayer (NOODLES), de l’avocat Pierre-Marie Bouvery, du juriste musique d’Ubisoft, Florent Boisneault, et du directeur de la SCAM, Hervé Rony, il a été entre autres questions de l’évolution de ce marché et de la gestion des droits et des rémunérations générés par ces utilisations.

Table ronde organisée par l’IRMA suite à la publication du guide-métier "La Musique à l’image" de Matthieu Chabaud.

Conférence à venir le 23 novembre sur "La Musique à l’image" avec son auteur Matthieu Chabaud (à 18h dans les locaux de l’EMI-CFD, 10, rue des Prairies 75020 Paris). Inscription ici.

EXTRAITS

Matthieu Chabaud : « Depuis le 4 octobre et la signature du Code des usages de l’édition musicale, la seule exploitation d’une musique composée pour l’image n’est pas suffisante pour prouver le travail de l’éditeur et remplir son obligation d’exploitation permanente et suivie des oeuvres. »
Pascal Mayer : « Au cinéma, les problématiques liées à la musique sont mieux prises en compte qu’auparavant même si cela représente encore le parent pauvre de la production. »
« Dans les maisons de disques, il n’y avait pas de service et de savoir faire en synchronisation. Depuis, elles ont rattrapé leur retard, mais comme elles sont de moins en moins nombreuses avec des catalogues de plus en plus importants, ce n’est pas évident pour le responsable de la synchronisation de connaître par coeur 15 000 oeuvres rachetées d’un coup. »
Hervé Rony : « Le problème majeur est que les mondes de la télévision et de la musique ne se connaissent pas bien. Du côté de l’audiovisuel, il existe une forte méconnaissance de la recherche des droits musicaux. »
Florent Boisneault : « Avant, la musique était le parent pauvre des jeux vidéo. Aujourd’hui, elle est prise en compte et intégrée très tôt dans la production et le jeu vidéo est devenu un important consommateur de musique. »