Plancher SMAC, FONPEPS... : SMA et Fédelima s’inquiètent

Publié le vendredi 31 mars 2017

Politique

Le Syndicat des musiques actuelles (SMA) et la Fédération nationale des lieux et projets dédiés aux musiques actuelles (Fédelima) ont adressé un courrier commun à la ministre de la Culture pour demander une mise en oeuvre plus rapide de certaines mesures.

Dans cette lettre signée suite à l’assemblée générale de la Fédelima tenue les 14 et 15 mars derniers, les deux organismes "s’alarment du calendrier de mise en œuvre de différentes mesures pourtant annoncées", à savoir :

Le Fonds national pour l’emploi pérenne dans le spectacle (FONPEPS) : annoncé en octobre 2016, ce dispositif constitue "une solution réelle et pertinente de soutien à l’emploi permanent dans le secteur culturel", mais seules 4 des 9 mesures annoncées ont été mises en place.

La mise au plancher à 100 000€ des SMAC : voté en décembre 2016, cet amendement doit permettre aux 40 Scènes de musiques actuelles (SMAC) aux budgets les plus faibles (situées la plupart du temps en zone rurale) de voir leur dotation par l’Etat augmenter pour atteindre, dès 2017, la somme de 100 000€.
À l’approche de l’élection présidentielle, le SMA et la Fédelima constatent cependant que "la rédaction et de la publication des textes législatifs qui accompagneront la mise en œuvre de ce nouveau plancher" sont toujours en attente de finalisation.

Le Fonds d’urgence au spectacle vivant : si la dispositif a été réa-bondé en fin 2016, les signataires de la lettre s’étonnent de l’absence d’un calendrier de mise en œuvre pour l’année 2017, estimant que "le surcout lié aux mesures de sécurité reste réel". Le CNV, qui gère ce fonds, a communiqué que le prochain comité d’engagement pour le Fonds d’urgence se réunira le 27 avril.

À travers ce courrier, les deux organismes constatent également une "iniquité de traitement" envers les musiques actuelles au sein du ministère de la Culture, iniquité qui se traduit jusque dans son organigramme. Ils demandent à ce que la place des projets qu’ils défendent soit repensée au sein de la DGCA et de la DGMIC et ils s’inquiètent de la pérennité du poste de conseiller pour les musiques actuelles, assuré par André Cayot, dont le départ est annoncé pour le mois d’avril 2017.

Le site du SMA et de la Fédelima