Tous les Festivals en média

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Publié le mercredi 15 juillet 2015

Starting Blocks

#media #agenda #promo #mobilité

Cet été, pour vous repérer dans votre périple festivalier, vous pourrez compter sur Tous les festivals. Après le media et le concours Festivals Awards, l’application débarque sur smartphones, dans une première version séduisante. Un compagnon qui vous permettra de suivre l’actualité de près de 1 200 événements, et même de retrouver votre tente au camping. Rencontre avec l’un des fondateurs, Quentin Thomé.

À mi-mois, on lève la tête du guidon et on s’intéresse à l’innovation. Starting Blocks c’est des entreprises, des activités innovantes, et celles et ceux qui les font ! Et tout ça, dans la musique !




Si vous travaillez ou participez régulièrement à des festivals, alors vous connaissez sûrement le magazine d’actualités en ligne Tous les Festivals. Depuis 2013, le média promeut, décrit, décrypte, critique, chronique tous les festivals. En parallèle, ses membres organisent leur propre événement, Festivals Awards, qui récompense les festivals en faisant voter les festivaliers. Et cette année, Tous les festivals débarque(nt) aussi sur mobiles.

De festivaliers à entrepreneurs

Fondée en 2014 par Quentin Thomé et Pierre Gueudar Delahaye, deux entrepreneurs originaires de Bourgogne, la startup Tous les festivals est née d’une passion commune pour les festivals. Avant leur rencontre, quelques années plus tôt à Auxerre, Quentin baigne déjà dans l’organisation de concerts. Son goût pour la scène et le délire entre potes se transforment assez vite en passion, voire en obsession. Puis il prend la route de Lyon, pour rejoindre une école de commerce. Finis les concerts, mais pas question de faire une croix sur la musique. Il effectue alors son stage au service des relations commerciales et partenariats de Jazz à Vienne. S’en suivent pour lui deux mémoires dédiés aux festivals, une spécialisation en Ingénierie de projets interculturels et internationaux à l’Université de Bourgogne, ainsi que des stages à l’Opéra national de Lyon et aux Ardentes de Liège. De son côté, Pierre devient développeur et crée sa propre agence de communication web à Dijon.

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Quentin Thomé et Pierre Gueudar Delahaye

En 2013, Quentin et Pierre nourrissaient leur idée de site chacun dans leur coin jusqu’à ce qu’une connaissance commune finisse par jouer les entremetteurs. Tout s’accélère alors. « Nous avons lancé le projet, puis le graphiste et le développeur web qui travaillent avec Pierre nous ont rejoint dans l’aventure. J’étais le seul à rédiger des articles au début, mais très vite tous nos amis sont venus nous aider ». Tous les festivals est lancé.

Un média innovant sur les festivals

D’emblée, Tous les Festivals se démarque par son style décontracté, pour coller à l’esprit festival : format blog, tutoiement du lecteur, langage parfois fleuri… La liberté de ton est assumée. Mais surtout, on se prend à lire et à relire ces petites anecdotes de concerts et de camping, qui font pour chacun d’entre nous l’identité des festivals : « on ne voulait pas se contenter de traiter de la performance musicale et artistique, on voulait parler de l’expérience festival dans son ensemble », explique Quentin. Donc depuis deux ans, Tous les Festivals multiplient les accroches/approches, comme en témoignent les 16 catégories du site. Le média ose, dans la Battle, la mise en scène du dilemme cornélien entre deux performances se déroulant simultanément. La Petite Scène fait la part belle aux découvertes artistiques, de véritables conseils pratiques sont professés dans les Chroniques, et, comme son nom l’indique, #TBT (Throwback Thursday) déballe quant à lui les posts qui ont fait fureur sur Instagram et autres réseaux sociaux.

Petit à petit, le projet prend de l’ampleur et se structure. « Au départ, c’était un à-côté, on se concentrait sur nos études respectives. Puis au fil des rencontres, des collaborations, on s’est posé la question de le faire sérieusement », se souvient Quentin. L’association initiale se transforme en entreprise, et l’équipe s’étoffe avec l’arrivée de Morgan Canda, jeune journaliste reporter d’images passé par Public Sénat et LCI. Depuis Paris, Morgan assure aujourd’hui la coordination d’une trentaine de rédacteurs, chroniqueurs et photographes bénévoles éparpillés aux quatre coins des festivals.

Tous les festivals est aussi un agenda des festivals. Avant même de lancer le site, les entrepreneurs avaient constitué une base de données sur les festivals. « On a commencé à 5 ou 600 festivals avec l’objectif d’avoir un agenda le plus complet possible. Là, on est presque à 1 200 ». En cours de maturation, l’outil permet déjà d’agréger des contenus différents sur chaque festival inscrit, de proposer des fonctionnalités de repérages… Prometteur.

Un média pour les festivals et leurs partenaires

La startup chouchoute les festivals, qui le lui rendent bien. « On a pu grossir grâce aux partenariats avec de gros festivals : le Hellfest, Les Veilles Charrues, Les Eurockéennes, etc. Ils nous ont aidé en nous donnant des places à faire gagner et en publiant notre page sur leurs réseaux sociaux, ils nous ont permis d’avoir tout de suite de la visibilité », détaille Quentin. Après le media, la startup devient la régie publicitaire des festivals avec une pluralité d’offres allant de la bannière publicitaire à la rédaction d’articles dans la catégorie sponsorisée Zoom Sur, en passant par les push sur les réseaux sociaux et l’organisation de jeux-concours. « L’objectif c’est de proposer des outils de mise en avant pour construire une campagne de communication sur 2 mois et demi en amont. Le rédactionnel c’est ce qui fonctionne le mieux, c’est aussi ce que les festivals préfèrent ». Et si la régie concède pouvoir s’ouvrir aux partenaires des festivals, elle insiste sur son indépendance. Si certains espaces peuvent être commercialisés, d’autres sont totalement dédiés à la rédaction, comme la rubrique phare du site, On était à… « Ce n’est pas parce qu’un festival a financé une campagne de communication sur le site que l’on va nécessairement le couvrir. Et si c’est le cas, le papier ne sera pas forcément élogieux. La régie et le rédactionnel sont deux choses différentes, on ne peut pas nous acheter un reportage. C’est ce qui fait notre crédibilité ». Aujourd’hui, le site accueille 150 000 visiteurs uniques par mois en pleine saison.

Depuis 2013, la pause hivernale (saisonnalité festivalière oblige) est dévolue à l’organisation des Festivals Awards. « On était étonnés que cela n’existe pas encore en France. Si un média devait le faire, ce ne pouvait être que nous ». Après un coup d’essai transformé, à l’aide d’un simple sondage Facebook, le concours est revenu en décembre dernier pour départager 138 festivals dans 8 catégories. 50 000 festivaliers se sont connectés pour voter : « ça a tellement bien pris que les serveurs ont sautés le premier jour. Tous les festivals avaient communiqué en même temps pour obtenir le vote de leurs festivaliers ».

Un média nomade pour les festivaliers

Depuis juillet 2015, l’application mobile a été chargée plus de 2 500 fois. L’objectif, pour Quentin, c’est d’arriver à 5 000 en fin de saison : « on sait que plus de 30 % de notre trafic provient du mobile. Mais sortir une application qui ne ferait que reprendre le site ne sert à rien. Nous avons donc imaginé d’autres fonctionnalités ». Les fidèles peuvent ainsi suivre Tous les Festivals pendant la belle saison. Grâce à leur compte personnel, ils peuvent indiquer leurs festivals favoris parmi les 1200 événements, recevoir des alertes, et avec Autour de moi, se géolocaliser pour repérer les festivals les plus proches.

Petit bonus qui pourrait devenir un incontournable : Où est ma tente ? permet, comme son nom l’indique, de géolocaliser sa tente sur le camping d’un festival. « Dans les gros festivals, on a tous des tentes Quechua bleue. On peut passer 1h15 à chercher la sienne, pour peu qu’on ait picolé. Avec Où est ma tente, les festivaliers arrivent dans le camping, géolocalisent leur tente, partent en concerts et n’ont qu’à suivre le GPS pour rentrer… ». Il en va de même pour trois autres repères indispensables : la voiture, le bar et les toilettes. « Dans la V2, on va proposer une personnalisation totale, que chacun puisse choisir ce qu’il veut géolocaliser ». Et avec le développement des objets connectés, on devrait voir la liste s’allonger…

En attendant la nouvelle version du site annoncée pour février prochain et la deuxième version de l’application mobile l’été prochain, on va tout d’abord savourer cette saison 2015 des festivals. Si vous partez plusieurs jours, un petit conseil : pensez à votre chargeur nomade sinon on vous souhaite une bonne détox.


Fabrice Jallet